Deux chefs d’accusation sont présentés contre Jésus (v18) : violer le sabbat (Jn 5, 1-16) et se faire l’égal de Dieu.
« Mon Père est à l’œuvre » (v17). Implicitement, Jésus renvoie ses interlocuteurs vers le sabbat, célébration du Dieu Créateur (Gn 2,3 ; Ex, 20, 8-11) et Libérateur (Dt 5, 12-15). « Et j’œuvre moi aussi » (v17). Dans cette continuité, nous contemplons l’humilité de Jésus qui se coule dans le mouvement (v19) et la volonté (v30) du Père.
Du Père, il reçoit le jugement, au sens de discerner ce qui est vivant ou mort en l’humain (v22-23.27.29), et une puissance de vie (v21.24-26). Il se présente comme une main tendue, une voix qui appelle vers la vie (v23.28).
L’humain est libre de répondre ou non à l’appel ; libre d’accueillir la vie qui lui est proposée (Jn 3, 35) ; libre d’entrer dans le mouvement qu’est la foi (Jn 8,12 ; 17,3). Mais Dieu espère que nous choisirons la vie (Dt 30,19).
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