« Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières, parlé autrefois aux pères par les prophètes, Dieu, en la période finale où nous sommes, nous a parlé à nous par un Fils qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a créé les mondes » (Hb 1,1-2).
Ainsi, l’enfant emmailloté de la crèche fait courir les bergers curieux de vérifier les dires de la cohorte angélique jusqu’à lui. Puis, leur ayant brûlé le cœur, Jésus les fait courir encore, cette fois-ci enthousiastes et peut-être un peu exaltés, vers leurs villages pour répéter cette parole qu’un Sauveur est né. Et Jésus continue de surprendre et de parler, provoquant cet étonnement de ceux qui comme Thomas, à la résurrection, n’auront pas pu voir.
Et Jésus l’intime parle, en silence, au cœur de celle qui l’a porté, nourri, protégé pendant ses neuf mois de grossesse. Marie garde en secret tous les évènements le concernant.
Enfin, c’est encore Jésus qui parle, via la référence au message annonciateur de Gabriel à la jeune-fille de Nazareth, et la signification de son nom : Dieu sauve.
Pour nous aujourd’hui, c’est la contemplation de Jésus Parole et Pain qui continue de donner sens à notre vie et nous envoie, comme pour Marie, comme pour les bergers, comme pour les foules… « Venez… Adorons-le ! »
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