Je pourrais déposer mon offrande extérieure sur l’autel ou dans le panier de la quête, mais Jésus m’appelle en premier lieu, dans l’aridité de mes manques d’amour à me réconcilier avec mon frère, ma sœur, … cette offrande intérieure.
Ce n’est pas facile, car c’est celle justement de mes propres empêchements à surpasser mes blessures et ma petite justice à vue humaine du donnant-donnant ou de l’esprit de revanche et de la vengeance…
L’offrande qui plait à Dieu, c’est mon esprit brisé et humilié, mon cœur broyé et déchiré de souffrir des relations difficiles, de ne pas comprendre, ne pas mettre la main sur, de ne pas savoir comment faire, de ne pas être à la hauteur.
Et là, je dois m’offrir, offrir jusqu’au dernier sou de ma culpabilité et de mon mal-être, abandonnant tout orgueil de ne pas me reconnaître impuissante à pardonner, à prier pour celui ou celle qui me fait mal, que je n’aime pas, ou mal, ou plus du tout.
Une offrande intérieure qui n’est plus que prière : « Seigneur, pardonne-leur. Seigneur, viens aimer en moi ».
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